LES MEDJAHERS KHAM’SE KH‘MESS.

Khalifa mohamed : par Kridèch Bachir.

L’esprit campagnard dans son ensemble et dans bien des cas est honnie par une certaine frange de la société urbaine en Algérie en portant cette forme de contradiction jusqu’à nourrir des sentiments d’aversion pour tout ce qui vient du milieu rural.

Et pourtant on ne peut valablement coller cet état de chose à la colonisation, laquelle à la limite a traité les Algériens citadins ou ruraux de la même façon en tant que sujet dont elle pouvait disposer comme elle l’entend.

Et pourtant cet esprit campagnard constitue le tréfonds de notre nature arabo-berbère, qui a fait que nous nous sommes débarrassés du colonialisme grâce à son opiniâtreté, son abnégation et la solidarité qui le caractérise. Des constantes à la base desquelles, sont nos us et coutumes dont nous n’avons pas à rougir ni à les voir disparaitre de notre paysage socioculturel.

Ils ont bien constitué une barrière efficace contre l’envahissement culturel néfaste et combien reniant jusqu’à l’aversion et le rejet de nos propres valeurs, soubassement de notre civilisation arabo-musulmane et ce, jusqu’à nos jours.

Au fait, ces fondements se traduisent par des formes d’organisation sociale, bien spécifique, entretenant une mentalité à base d’une certaine agressivité de bravoure, de spontanéité, mais combien conciliante lorsqu’il s’agit de pardon et de solidarité vers le vis-à-vis.

Ce mode de vie spartiate existe dans la tribu aux alentours de Mostaganem là où est implanté la grande tribu des Médjéhers de bouguirat jusqu’à Ouillis et celle des flitas. Ils ont par instinct gardé leur façon d’être, leur us et coutume, emprunt d’un sens de solidarité qui les préservent contre tous les aléas du temps.

Car leur économie agraire est fonction des aléas climatiques. Leur cohésion sociale et tribale est bâtie autour des saints, mausolées qu’ils vénèrent et de cheikh de tribu qui sont là pour résoudre les conflits. Voila une organisation sociale complète qui assure un vivre ensemble dans la paix et la sérénité. Les notables ceux les plus fortunés qui ont réussi dans la vie jouent aussi leur rôle de porte parole de leurs revendications vis à vis des autorités locales. A part quelques anicroches surgissant de temps à autres, ils se satisfont des éléments endogènes de leur mentale.

Une solidité des rapports entre eux à toutes épreuves, s’agissant des festivités annuelles pour célébrer la ouadda autour des saints mausolées Tous sont appelés à contribuer financièrement pour recevoir leurs invités, et chacun suivant ses capacités. L’achat des khaïmas, les préparations des repas qui consistent en un couscous à la viande d’agneau, dans ce genre de regroupement ils évitent les utilisations des huiles et des ingrédients dont ils craignent le mélange et la trituration. Il en est ainsi pour célébrer leur mariage à qui ils donnent un caractère solennel parce que c’est là que se scelle les alliances entre familles ou entre tribus.

Ce type d’alliance se traduit en fin de compte par une forme de vivre ensemble, bien spécifique et en harmonie avec soi – même, épousant les grands principes de la mentalité bédouine avec ses vertus et ses dérapages inhérent à une rectitude de la mentalité : Honneur, dignité, courage, vaillance, etc…,  englobant une mentalité entretenue autour des idées phares tirées des préceptes de leurs marabouts ; ( Sidi Abdellah, sidi charef, sidi bendehiba,…..) symboles phares de leurs unités généalogique. Cohésion sociale, solidarité et autres vertus qu’ils entretiennent par la célébration des Ouaddas regroupement des familles au niveau du même mausolée en guise de renouvellement du pacte passé avec les aïeuls

Le processus n’est pas ponctué par ces seules réunions d’autres types de liens forment le panache de ce vivre ensemble dans l’entente et la paix. Ils y ont trouvés des préoccupations intellectuelles que sont les joutes oratoires, les jeux de mots, l’usage des qualificatifs vexatoires ou humoristiques en rapport des traits de caractères des uns et d’autres .Langage enrichi, tiré du livre sacré et des hadith, ce qui a donné des chantres du menhoune : tels que bekhlouf, Benguenoun, Benbrahim, khaldi hamada, djilali ain tédelès, mamachi, ….etc qui sont à la base d’une littérature qui s’enseigne dans les universités.

L’Algérien n’est-il pas d’essence rurale ? La contradiction ville-campagne qui tend vers une expansion malsaine n’a pas lieu d’être. L’homme cet inconnu a besoin plus que jamais de repères qui lui éviteront de déraper durant ces temps incertains. La vie serait moins dure et plus apaisée pour tout le monde à moindre frais. Nous restons dans cet espoir.

A propos de Kridèch Bachir/ Ould Messabih

Natif de Mostaganem
Cadre supérieur en retraite.


8 réflexions au sujet de « LES MEDJAHERS KHAM’SE KH‘MESS. »

  1. Salam.
    C’est très mal écrit, Sy Hadj.
    Quelqu’un devrait vous corriger ou mieux encore le traduire en arabe, car la majorité de nos enfants lisent et comprennent mal le français.
    Rien qu’à voir des noms de personnes en minuscules me révolte. Et pour « aïeuls », au pluriel, il désigne les grands-parents, c’est-à-dire le père et la mère des parents. Faute énorme. Dans votre cas, on dit « aïeux ».
    Cordialement.

    • Monsieur Medjahri, tout d’abord vous devriez par respect à ce site et ses modérateurs , de vous identifier correctement . Pour la langue Utilisée , cela ne veut pas dire que les modérateurs du site ne maîtrisent pas l’Arabe, au contraire, je peux en juger qu’ils sont purement bilingues, mais, si vous êtes plus intelligent , je le souhaite vivement , vous nous créer un site en Arabe. Si vous vous en souciez de nos enfants Si Medjahri, vous n’auriez certainement dit ceci, nous sommes pour des enfants embrassant des langues étrangères pour s’ouvrir au monde extérieur , hélas , le niveau est trop bas, ils ne maîtrisent ni l’Arabe correcte, ni le Français correcte et bien entendu l’absence de l’anglais est majoritaire . Ce site est ouvert pour l’apport objectif , la critique objective, mais sinon des remarques de cour de récréation, c’est purement mesquin pour notre Mostaganem .

  2. SI MEDJAHRI? C’est un nom si noble qu’il tire son essence des chorfas, vous le méritez. n’est -ce pas? j’espère que ce n’est pas un pseudo ? A propos de notre écrit en Français : Maalich y la franciciya te3na m’karfsa, lakhatar ma hiche taâna. et merci de nous avoir corrigé avec votre Français académique.Notre site se veut être inter-actif vous être libre de vous exprimer comme bon vous semble nous vous répondrons à tout moment à vos réflexions ;sauf ne touchez pas à l’honneur et la dignité des membres du Renouveau parce que cela pourrait traduire une état d’esprit très fâcheux

    • Cher Monsieur MEDHAHRI,
      De nos lectures et des propos recueillis des anciens et de vieilles personnes de Mostaganem, cette maxime de khem’s e’kh’mess correspond bien à la position des Medjahers. Sollicités par l’Émir Abdelkader à se joindre à lui pour le djihad contre les troupes françaises venus occuper le pays ; leurs réponses fût qu’ils se rendront avec leurs troupes sans qu’ils leurs soit fournis ni chevaux, ni harnachements, ni fusils ni poudres mais à la seule condition que leurs chefs de troupes c’est eux qui donneront l’ordre de charger l’ennemi
      En contre partie les Medjahers devront garder. leurs droits de parcours sur la pleine de Habra.Il existe une autre maxime qui dit  » Charte médjahers 3alla habra ». Cordialement votre.

  3. Les Medjahers sont d’authentiques arabes descendants des MEHALS nom de l’ancienne confédération arabe issu des Benouhillal venu en Algérie au X° siècle, d’après l’imam El Mazouni les Mehals étaient maitre de Mostaganem avant les Turcs ou ils construisirent Bordj El Mehal en 1082 (actuelle prison des femmes) ils occupaient aussi avec les AKKERMA, la plaine du Chélif, les Ouleds Souieds la plus importante tribu des Mehals et dont sont issus les Medjahers ,Flitta et Hassasna habitaient el batha prés de Relizane .
    Les autres fractions des Mehals autres que ceux citées ci-déçu sont les Djouta, les Roffiers les Chefaa, les Ralef, les Bourahma, les Boukamel, les Hamedane et enfin les Makhis Benamar.
    Parmi les plus célèbre personnages connues des Medjahers il faut noter Cheikh Snoussi Si Mohamed Ben Senoussi El Khettabi El Hassani El Idrissi El Medjahri qui naquit en 1206 H (1791-1792 JC) au douar Torch.
    ENNARO Mostaganem
    Cheikh Charef Bendjillali Bentekouk descendant de sidi Abdellah Bou Kabrain contemporain de Sidi Belkacem au XI° siècle Sidi Charef né dans ouled Bouabça en 1203 H (1803 JC) et mourut en 18 dou el hdja 1307 H (aout 1390 JC).
    Sidi Hadj Youcef Bendhiba de Mesra sans oublier le célèbre poète des Mehals Bessouiket qui rapporta dans ses poèmes les faits des combats des Mehals avec les Turcs.

  4. A quoi il sert votre site si on ne peut plus s’exprimer, je n’ai rien écrit de désobligeant dans mes commentaires, pourquoi les avez-’vous enlevés

  5. Bonjour, je suis un Messabih de Mostaganem, qui vit à l’étranger, j’ai l’arbre généalogique, sortie de la daïra de Khair-Eddine, qui motionne que je suis de la tribu ouled chaffaa!!! si vous avez des renseignements de su, et je sais que mon arrière grand pére venait de bouguirate(Abdelkader)…merci d’avance.

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